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Extrait du livre

Sexualité : la voie sacrée

leleu


LA SEXUALITÉ DE NOS JOURS

Un mode obsessionnel, la chosification des êtres, la surenchère, la
standardisation et la désorientation caractérisent la sexualité de nos jours,
L'activité sexuelle est devenue une folle obsession. C'est un juste retour de balancier: celui-ci ayant été par trop du côté de l'interdit s'emballe désormais du côté de la licence; un immense défoulement collectif suit bien logiquement les siècles de répression, Par ailleurs, la sexualité redevient une façon d'occuper le vide et l'oisiveté croissants d'une société qui manque de sens et de projets. Enfin, la sexualité est un refuge facile contre l'angoisse montante des êtres. Mais c'est alors que la tentative d'échappée se transforme en piège, l'addiction - « le plaisir réclame le plaisir» - qui confirme l'obsession.
Autre caractéristique de la sexualité actuelle: la chosification des êtres - soi-même, sa (son) partenaire - qui ne sont plus que des objets dont il faut tirer le maximum de jouissance. Les activités sont donc mécaniques et les relations techniques. L'autre n'est pas une personne, il n'est donc pas nécessaire d'éprouver un sentiment envers elle - être amoureux est ringard -, la tendresse et les câlins sont exclus. Ce vide affectif est déploré par les femmes, y compris les adolescentes. « Les garçons ne pensent qu'à "baiser" ! » déplore l'une d'entre elles; une autre s'indigne: «À notre premier rendez-vous, il ne m'a même pas embrassée, il a voulu qu'on le fasse par-derrière tout de suite, »
La surenchère est également typique de la sexualité contemporaine:
non content de multiplier à l'infini les activités «soft », on tend à réaliser des activités de plus en plus «hard ». Être expert et performant en positions, cunnilingus et fellations ne suffit plus, il faut y ajouter le piment d'un percing : anneau sur le fourreau ou sur les grandes lèvres. Puis on se lance dans la sodomie, l'« amour anal », par curiosité, par mode, par possessivité, par plaisir. Ensuite on passe aux « amours plurielles» - triolisme, échangisme - et aux pénétrations multiples tous orifices et autres « gang bangs ». S'en lassant également, on recourt à un piment encore plus fort: les menottes, le fouet. C'est ainsi qu'on entre dans le sadomasochisme. On essaierait bien la vraie torture, mais c'est dangereux. Que reste-t-il à faire pour sortir de l'ennui? la scatologie, la pédophilie, la zoofilie, le meurtre...
Cette escalade, pas aussi exceptionnelle qu'on le pense, s'explique par l'obsession de la performance - jouir toujours plus - et le phénomène d'accoutumance: la sensation et l'émotion provoquées par un stimulus donné s'affaiblissent au bout d'un certain temps, la pratique devient fade, l'ennui menace; pour obtenir une émotion valable, il faut recourir à un stimulus plus fort. Les émotions liées à la transgression, en particulier, requièrent de s'attaquer à des interdits de plus en plus sévères. Enfin, à l'obsession de la performance et au phénomène d'accoutumance s'ajoute ici aussi l'addiction, c'est-à-dire l'asservissement.
Le sujet a besoin de sa dose de sexualité « hard », sous peine d'être en manque; il devient esclave de ses pratiques. Cette dépendance est, pour partie, d'origine biologique: la jouissance provoque une sécrétion d'endomorphine par notre méso-cerveau (l'hypothalamus) ; l'absence de jouissance entraîne un état de manque, c'est-à dire le besoin de faire sécréter une nouvelle dose de morphine interne par notre cerveau. Toutefois, ceux qui entrent dans la spirale infernale du toujours plus «hard» finissent par rencontrer, quel que soit le niveau atteint, l'insatisfaction suprême, le vide absolu, la désespérance. Beaucoup, pour trouver le «shoot» que la sexualité ne leur procure plus, doivent recourir aux drogues: c'est le cas des adolescents blasés qui ont déjà «tout essayé». (.../...)Le désir est sous l'influence d'une hormone mâle, la testostérone, tant chez la femme que chez l'homme; véritable hormone du désir, elle est sécrétée par les glandes surrénales chez les deux sexes, et par les testicules chez l'homme. À la ménopause, la sécrétion des hormones féminines - folliculine et progestérone - par les ovaires diminuant, la sécrétion de testostérone qui, elle, reste constante, devient relativement prépondérante, ce qui explique que cette période, loin d'être celle du déclin sexuel, peut être une phase d'exaltation du désir, pour autant que le contexte psychologique le permette.
Le désir se manifeste de façon éclatante dans tout le corps et a fortiori dans les organes sexuels. C'est dans les bras un besoin d'enlacer et d'étreindre. C'est dans les mains une envie de toucher, de caresser, de saisir, de palper, de presser. C'est à la bouche un appétit d'embrasser, de téter, de mordiller, de manger. C'est aux narines une aspiration à humer, à s'enivrer des fragrances de l'autre. C'est une faim de toute la peau, un piaffement de tous les membres, un agacement de tous les sens.
Au niveau des sexes, les sensations et les appels sont encore plus manifestes, voire impérieux; ils sont liés à l'intumescence vasculaire des tissus érectiles et à la sécrétion de liquides lubrifiants. Cette efflorescence sanguine, cette poussée de sève sont profondément émouvantes en tant que manifestations concrètes et puissantes de la vie, de l'amour, de l'amour de la vie. Elles sont dans la chair humaine la traduction de la force universelle d'attraction qui attire et unit les êtres et, plus largement, régit le monde. La vision de la chair intime de la femme aimée, de l'homme aimé, quand elle est en révolution, en appel, en attente, est d'une beauté sauvage qui bouleverse. Il n'y a plus qu'à l'adorer par mots enthousiastes et fervents - compliments et remerciements - et par baisers pieux et fiévreux. Et à lui promettre d'exaucer sans tarder, voire sur-le-champ, ses superbes implorations, car au-delà d'elle, de lui, ces prières sont celles de la vie qui, venue d'invisibles horizons, de l'infini univers, souille à travers elle, lui, l'insuffie, l'enfle, l'expose et le tend vers l'autre.
Car désir n'est pas concupiscence (.../...)

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