Ils sont à la mode, on les
trouve même dans le catalogue
de La Redoute, ces "jouets sexuels" que l'on appelait
autrefois des "godes" ou des "vibromasseurs" et
qui se vendaient presque sous le manteau, dans les sex shops
particulièrement.
Ils trouvent maintenant grâce auprès
des femmes "libérées",
font l'objet de réunions mondaines et sont même plébiscités
par des sexologues. Mais qu'en est-il vraiment ?
La
plupart des sexolothérapeutes le reconnaissent, les femmes
qui utilisent ces objets de substitution ont soit des problèmes
de frigidité,
soit de vaginisme, ou sont des célibataires endurcies. Alors,
quand certains articles évoquent "le plaisir à deux
renouvelé" ou "décuplez la jouissance de votre
partenaire" on voit bien que c'est pour attirer la clientèle
potentielle et non les couples en quête d'un "plus" sur
le plan amoureux.
Mais le véritable danger de la pratique régulière
de ces "sex toys" est certainement celui de la dépendance.
Quand l'être humain trouve une source de plaisir facile, immédiate
et peu contraignante, il a tendance à s'y accrocher. On l'a
vu avec les images pornographiques, qui ont suscité un tel
engouement chez les hommes que la plupart sont devenus sexoliques
en quelques années.
C'est maintenant aux femmes que s'attaque
l'industrie du sexe, de façon si subtile qu'elles ne
se doutent pas du tout des possibles répercussions sur leur
vie sexuelle.
Il est à parier que, dans une dizaine d'années, on
trouvera dans les rubriques de magazines féminins des témoignages
de femmes accros au "sex
toys", le plus souvent en combinaison avec le visionnage de
films pornos ou l'utilisation des webcams.
Avant qu'elles en arrivent là,
il leur est conseillé de retrouver ce goût du "jeu" mais à deux,
ce qui leur permettra de mettre de côté ce "je" si
envahissant qui les pousse à expérimenter ce plaisir
solitaire...
"Merci Orroz pour cet article intéressant.
Je suis sexologue et il m'arrive de recevoir de jeunes femmes (c'est
tout de même très marginal) qui me disent ressentir
des orgasmes tellement forts avec les sextoys que le rapport
sexuel avec leur partenaire les motive de moins en moins. Ces
cas là soulignent à merveille la différence
entre l'orgasme (mécanique) et la jouissance qui est du
registre du jeu, de la commnunication.
On touche du doigt la définition de l'érotisme..."
R: Exactement! Mais l'érotisme de naguère était
le plus souvent une préparation à l'union charnelle.
Un tableau de nu dans la chambre, une sculpture aux formes subjectives,
une jupe courte ou fendue sur le côté, etc. L'érotisme
de nos jours frôle souvent la provocation, la vulgarité et
la pornographie. Il ne nourrit plus l'imaginaire en vue de l'union,
plus rien n'est suggéré car tous les fantasmes sont à portée
de clic. C'est le règne du "Tout est possible"...
mais en solo !
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