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Tous les témoignages sont authentiques. Seules les fautes d'orthographe ont été corrigées.
Le nom des internautes et leur email ont été masqués afin de préserver leur vie privée.

Ceux qui décrochent...

se liberer de la dependance

Bonjour, je copie colle un message que j'ai fait pour orroz, car je viens de voir qu'on ne pouvais plus lui envoyer de mails. Je le post ici au cas ou ça intéresse certaines personnes.
Je suis frappé par la véracité de tous ces articles. C'est exactement comme ci quelqu'un était rentré dans ma tête et avait mis des mots sur ce qu'il y avait a l'intérieur.

J'ai vu ma première cassette X a l'age de 11 ans, je la regardait dès que je pouvais, ce qui était assez rare vu que je devait la voir sur le magnétoscope du salon, mais malgré tout, déjà, j'étais a fond.
Ensuite, vers 14 ans, au collège, j’arrivai a récupérer des cassettes avec des autres collégiens, et, dès que je pouvais, je les regardais, toujours dans le salon, mais, je prenais de plus en plus de risques : je ne me gênais pas pour mettre une cassette un mercredi après midi par exemple, en sachant que quelqu'un de ma famille pouvait rentrer n'importe quand, j'étais toujours sur le qui-vive, mais ça me permettais d'en regarder beaucoup plus souvent.
Vers mes 16 ans, j'avais accès a internet juste pendant les vacances, je fréquentait des que je pouvais des sites pornos, et, comme je n'avais pas d'ordinateur en dehors de ses vacances, je faisait tout pour rester a la maison me satisfaire. Par exemple, quand ma famille me proposait d'aller a la plage ou faire des courses, je disait que j’étais fatigué ou malade, juste pour être tout seul a la maison. Je me rendait bien compte que c'était pas bien, et je culpabilisait souvent juste après m’être satisfait, mais je me disait que c'était normal, que je n'avais pas internet d'habitude et qu’après tout, je n'avais que 16 ans, et que tout le monde faisait surement pareil.
Cela dit, les choses se sont vraiment accélérées a mes 18-19 ans, quand je travaillait et habitait tout seul, car la, pour la première fois, j'avais mon ordinateur, et personne pour me surveiller, je pouvais passer des heures sur des sites pornos et même des forums, je me masturbait 4 a 5 fois par jours, et ce pendant des années, je n'avais aucune vie sociale, et j'étais arrivé a un stade ou j'allais sur des sites juste pour passer le temps, dès que je m'ennuyait, même si je n'étais pas excité, j’allais sur des sites pornos, juste pour "me forcer a avoir envie" de me masturber.
C'est quasiment la première chose que je faisait le matin, et certainement la dernière que je faisait le soir.
C'est la aussi que mes fantasmes se sont accentués. Jusque la, je regardait juste de plus en plus de sites, mais, a partir de cette période, je, commençait a regarder des choses de plus en plus hardcore avec un penchant pour la soumission de la femme, je regardait donc des gang bangs, mais pas de partouzes, je regardait juste des femmes seules se faire prendre par plusieurs gars, puis, de plus en plus violent, puis zoophilie (quoi que je n'ai jamais vraiment accroché, j'en regardait quand même) puis des filles de plus en plus jeunes, je ne suis pas arrivé a la pédophilie car j'ai décroché avant (j’expliquerai après comment) mais je suis sur que j'en serait arrivé très tôt vu dans quel état de perversité j’étais.
Pour vous donner une idée de ce que je regardait juste avant de décrocher, c'était souvent des filles a apparences ado, qui se faisait prendre par 4-5 mecs brutaux, la fille était souvent comparée a un chien, vu qu'elle était des fois tenue en laisse, ou même sortait d'une niche, bref.

Comment j'ai décroché :

Tout d'abord, je doit avouer que je suis assez fier de ma prise de conscience, car elle s'est faite seul, je ne connaissait pas ce site, et n'imaginais même pas qu'on parle de dépendance. Et, quand je disait a mes potes que le porno est un cercle vicieux et dangereux, car on se met a regarder des choses de plus en plus hard, tout simplement parce qu'on s'habitue, et que donc, on en veut toujours un peu plus... et bien au fait, je répétais juste ce qu'il y a sur ce site, mais sans l'avoir jamais lu, juste sur mon expérience personnel, et, mes potes se foutaient d'ailleurs souvent de ma gueule.
Bref, j'ai donc, a un moment pris conscience de ma dépendance. A vrai dire, ce n'est pas ma dépendance qui me gênait, mais surtout le fait que je regardait des trucs de plus en plus dégradant. J'ai donc décidé de tout arrêté, j'ai tout supprimé et bien sur, ça a tenu une semaine. Et, j'ai jonglé comme ça pendant plus de 2 ans, je recraquait, culpabilisait, me promettait de ne plus recommencer, et je recraquait...
Des fois, j’arrivais a tenir 3 semaines, des fois 2 jours.
Puis, j'ai réussit a arrêter complètement, je ne sais même pas comment, je me suis juste détaché. Je sais que ça a l'air con dit comme ça, mais c'est ce qu'il s'est passé. Je me sens beaucoup mieux dans ma vie depuis quelques années, depuis que j'ai accepté mes défauts et que je n'essaye pas de passer pour quelqu'un d'autre, mon estime de soi a augmenté, et, les dernières années ou je continuait a me masturber sur des vidéos (très) hard, je me suis aperçu que je le faisait plus par habitude que par pulsion, contrairement a il y a encore 5 ans. J'en ai pris conscience, et je n'ai plus visionné de porno depuis. Le pire, c'est que je n'ai même pas supprimé les dites vidéos de mon ordi a cette périodes. J'avais un dossier rempli, juste sur mon bureau, et je continuait a passer des heures par jours sur mon ordinateur, mais sans aller sur aucuns sites, ni voir aucunes vidéos.
Et, le plus surprenant est que je suis célibataire en ce moment, alors que quand j'étais en relation avec mon ex, on est resté ensemble 2 ans, et je continuait a visionner des vidéos hard et a me masturber presque tous les jours alors qu'on faisait l'amour 3 a 5 fois par jours.
J'ai juste une meilleure estime de moi qu'avant du a des projets qui se concrétisent et a une meilleure connaissance de moi même. Je ne sais pas quel a été le déclic, mais peut être que, si le porno arrive a affecter notre vie (et c'est le cas), alors, peut être que notre vie peut affecter notre vision de la pornographie, et que donc, avancer sur des projets (ou au moins déjà en avoir) se construire une vie sociale, se trouver une passion... peut aider. Je conseil le livre de christophe andré imparfaits, libres et heureux bien que quand je l'ai lu il y a quelques années, ça ne m'a pas vraiment parlé, mais je le relis en ce moment et je le trouve extra. Apparemment il faut que les choses viennent de soi pour les assimiler.

Je ne sais pas ou j'en serai si j'avais continué sur ma lancée mais j'étais arrivé a un stade vraiment avancé, et quand je me relis, je me dis a quel point j'étais pathétique ; une fois par exemple, je suis même allé jusqu’à me masturber devant mon ordinateur pendant que ma copine dormais a 10 mètres alors qu'on avait fait l'amour 2 heures avant. Je ne me reconnais même plus en écrivant ça, mais c'est bel et bien ce qui c'est passé.
Donc pour tous ceux qui veulent arrêter, donnez vous les moyens, entre la personne que j'étais il y a 2 ans, et celle que je suis, ça n'a rien a voir, mais pourtant, la seule grande différence a été mon arrêt de la pornographie. Aujourd'hui, je serait peut être (surement) en train de visionner des vidéos pédophiles.Et quand je relis ce texte, je trouve ce personnage vraiment minable et pathétique, mais pourtant c'est bien moi, ne gâchez pas votre potentiel.L'engrenage est bien réel.
Merci de m'avoir lu et merci a toi orroz, si quelqu'un a des questions n'hésitez pas.

 


Deux ans de sevrage
Mon homme s'en sort enfin
Rien,jamais, n'est perdu
C'est une libération !
C'est une renaissance !
Le point après trois mois de sevrage
Ca fait du bien quand ça s'arrête
On change complètement de regard sur la vie
Une rééducation affective
Mon mari s'est sorti d'un enfer
Il faut apprendre à maîtriser ses pensées  
Je me suis découvert une nouvelle vie 
Effectivement, on peut s'en sortir !  
Mon mari m'a dit qu'il avait soif d'amour
C'est Jésus qui m'a délivré

 

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Deux ans de sevrage

Octobre 2008 :
"juste un petit mot pour te dire que mon sevrage tient. Le 27 février prochain j'en serai à deux ans.
Et oui, ce que l'on découvre ce n'est pas une révolution profonde de soi et de sa vie, c'est juste un changement d'aiguillage. Je suis mille fois mieux dans ma peau et je regarde les gens en face, et dans ces gens il y a mon épouse et mes enfants. Tout va donc bien, bien comme peut l'être une vie normale. Je vais au bout de mes projets, c'est peut être là le grand changement pour moi...
Merci encore
Déclick"

Récent témoignage de déclick sur le forum dépendance sexuelle :

"Depuis mon passage sur la télé belge j'ai décidé de prendre mes distance avec le forum. Participer à une émission de télé consiste en un travail de déballage sur son problème, on s'expose, et c'est pas facile tant c'est intense sur le moment. j'ai voulu évoluer dans ma cure.
Je pense que le travail de sevrage doit un jour nous permettre de retrouver sa place dans le monde des vivants. Ses proches, ses collègues, ses amis. Vivre une relation beaucoup plus honnête envers soi même. et cela passe par la reconquête de l'estime de soi.
L'estime de soi, voilà ma quête depuis que je n'écris plus parmi vous. Et cette démarche ne peut à mon sens s'effectuer que dans la réalité. Si le forum peut faire du bien, ce n'est qu'un monde virtuel.
J'ai donc joué le jeu : me faire confiance, m'aimer. j'ai donc forcé le destin, j'ai réalisé des projets importants pour moi. j'ai pour ce faire été bien plus actif et constructif dans ma vie de tous les jours. j'ai avancé dans ma nouvelle vie pas à pas avec cette pensée "tu n'es pas une merde, et tu n'a pas le droit de renoncer à tes valeurs". c'est vraiment pas évident à faire pour un ex addict. regarder les autres droit dans les yeux avec respect réciproque.
Donc depuis tous ces mois, je ne suis plus à me demander si je vais rechuter ou non, mais plutôt à me dire chaque jour qu'est ce que j'ai à faire de bien et de constructif. c'est une autre façon de se protéger des rechutes puisque faire quelques choses de "bien" ne sera jamais retomber dans sa dope.
Les jours, les semaines, les mois défilent sans que cela soit une souffrance pour moi. et voilà. je me souviens du temps où je parvenais péniblement à tenir une semaine...c'est le temps du début, c'est ainsi. avec mon épouse la confiance est revenue et l'harmonie aussi. après il y a les haut les bas de la vie, faut les accepter.
L'incidence sur ma vie personnelle est bien sûr positive, je suis mieux physiquement, et psychologiquement. les effets néfastes lié au porno ne sont plus au quotidien.
Ensuite la vie reprend son chemin avec des moments de bonheur et d'autres de fragilités. enfin rien de folichon, la vie simple, mais la vraie. je suis un homme normal, il n'y a rien d'extraordinaire à stopper l'abus de porno. mais cette vie simple il faut l'accepter et l'aimer, car c'est ainsi. bien loin des paradis artificiels que procurent les substances toxiques (porno=drogue).
Le travail thérapeutique m'a beaucoup aidé, pour deux aspect du problème que me paraissent essentiels : le premier c'est sur un travail de remise en ordre de ce que le X à haute et forte dose a abimé sur notre perception du monde, de la sexualité,du respect de soi et des autres, de la norme. Ensuite c'est un travail plus intime pour mieux comprendre pourquoi cette drogue et pas une autre, le sens que la transgression sexuelle a en nous.

Je suis heureux de vous écrire aujourd'hui, je suis serein et libre. Mais rien n'aurait été possible sans orroz qui m'a permis de mettre en mots une addiction si particulière. et à ceux qui désespèrent de ne pas voir le bout du tunnel dites vous que vous en avez un bout c'est l'entrée, le point de départ c'est essentiel.

Aimez vous et le reste suivra."

 

Mon homme s'en sort enfin

Bonsoir Orroz,
Voilà 8 mois que mon homme n'a pas été sur du X, que ce soit sur le net, en magazines, en cassettes ou dvd, 8 mois sans cette merde qui nous a pourri la vie. Je t'avoue que je ne sais pas très bien où j'en suis et comment moi je me sens. Lui il se sent bien c'est évident, il est délivré de quelque chose ne serait-ce que parce qu'il n'a plus peur d'être pris. Moi...
Moi je me sens plus libre, bizarrement je découvre le plaisir d'être une femme figure toi, et tout ce qui va avec: le maquillage, le fait de savoir apprécier de prendre soin de soi comme une femme sait le faire, le plaisir de se sentir jolie et attirante sans se sentir sale au moindre regard, le plaisir de savoir mettre "out" ces hommes qui ne savent pas qu'on peut être attirante sans être une salope... Est-ce que tu peux comprendre ce que je veux dire? Sans discrimination aucune, est-ce qu'en tant qu'homme tu peux imaginer ça? Moi en tant que femme je ne savais plus que c'était possible...

R: non seulement je le comprends, mais je suis vraiment content pour toi ! Comme la plupart des femmes de dépendants, tu étais tellement remontée contre le X et tous les hommes qui en consomment que tu étais braquée envers tout ce qui était séduction et féminité.

"Et plus je me sens libre d'être une femme, tout simplement, sans me poser de questions, plus il me semble que mon homme comprend les erreurs qu'il a faites. Loin de moi l'idée de lui reprocher quoi que ce soit, cela m'a passé depuis longtemps maintenant, ça n'est absolument pas constructeur qui plus est. Les reproches c'est bon au début, quand on a besoin de déverser sa haine sur quelqu'un de concret, après ça ne rime à rien... C'est juste qu'il comprend, je crois, que je me sois réfugiée dans l'asexualité pour me protéger et le fait de me voir de plus en plus femme semble le sidérer. Comment, pourquoi il a cessé de regarder des videos X? Comment, pourquoi il a fini par comprendre que ce qu'il cherchait n'est pas là dedans? En fait je dois avouer que je n'en sais rien! Mieux! Je pense que je n'y suis pour rien! Si lui a décidé d'arrêter notamment pour ne pas me perdre cela ne tient tout de même qu'à lui. J'ai longtemps pensé que je pouvais faire en sorte qu'il arrête, pour moi, mais c'est idiot! Il fallait qu'il arrête pour lui-même et pour notre couple s'il le souhaitait mais c'est tout.
R: C'est tout ? C'est déjà beaucoup pour un dépendant qui sait qu'il n'est pas tout seul dans ce combat...

"Je voulais te dire aussi... quand j'ai quitté le forum sur ton site, j'ai eu sincèrement le sentiment de vous abandonner. Mais quand j'ai arrêté mon blog je me suis sentie bien. Dis aux femmes qui t'écrivent qu'elles laissent tomber! Je sais que ça semble facile mais c'est en fait le plus difficile à faire. Dis-leur de lâcher prise, et que si leurs andouilles d'hommes ne comprennent pas que ce lâcher prise est leur dernière bouée de sauvetage alors autant se sauver, effectivement... Et à celles qui comme moi, trop têtues, trop imbues d'elles-même ou peut-être trop bêtes, ne peuvent pas lâcher, dis-leur que j'ai attendu 7 ans, mais qu'aujourd'hui je suis heureuse!
R: J'espère que ça ne va pas décourager celles qui viennent de découvrir la dépendance de leurs hommes ! Mais effectivement, cela prend du temps pour certains, comme dans toutes les thérapies. Parfois, il suffit d'une prise de conscience pour redresser la barre à temps et cela ne prend que quelques mois, et quelquefois cela prend des années avec des rechutes, des découragements et des crises. Mais l'important est de ne jamais abdiquer, pour les dépendants comme pour leurs conjoints.

"J'espère que les choses vont bien pour toi aussi, j'espère très sincèrement que tu es heureux dans ta vie, malgré ces difficultés que la vie nous envoie de temps en temps, sans toi je n'en serais sans doute jamais sortie. J'espère que tu sais ce que tu as fait pour moi parce que c'est inquantifiable. Jamais je ne pourrais suffisamment te remercier.
A bientôt.
Dora

R: Merci Dora, tes mots me vont droit au coeur. Oui, je suis heureux dans ma vie, et je serai encore plus heureux si le nombre de sevrés du X augmentait car je pense à toutes ces femmes qui souffrent en silence comme tu as souffert. Il faut beaucoup d'amour en soi pour accompagner un dépendant dans son sevrage et toi tu l'as fait durant sept années. Alors bravo!
Bonne nouvelle vie, à toi et à ton homme!

Orroz
PS: C'est Dora qui avait écrit ce post en 2005

 

Rien, jamais, n'est perdu

Cela fait 6 mois aujourd´hui que j´ai arrêté toute fréquentation de la pornographie.
J´en suis heureux. Je ne sens plus mon esprit envahi, pollué, par des images, des fantasmes. Il y a davantage de place en moi pour faire autre chose, travailler, lire, écrire, rencontrer les autres. Et justement aussi, quand je rencontre les autres, je ne ressens plus cette gêne, cette peur qu´il y avait quelque part, qu´ils connaissent cette part honteuse qu´il y avait dans ma vie : et cela c´est un immense soulagement. Comment auraient réagi ces personnes que j´aime, que j´estime, qui elles aussi m´aiment et m´estiment, en apprenant cela ? Je n´osais pas y penser.
Je me sens soulagé, je me sens plus libre, plus disponible. Mais je sais bien que ce n´est pas gagné. La tentation est partout, elle est multiple. Il y a sur ARTE des expositions photos qui frôlent la pornographie, à la radio des émissions racoleuses. Et ce que je sais, c´est que je ne dois pas me permettre d´aller voir, «juste pour voir». C´est comme le bord glissant d´un gouffre : si j´y mets le pied, je vais y tomber. Jusqu´au fond. Alors j´essaie d´être vigilant.
Merci à orroz, ce site m´a permis de me rendre compte que j´étais dépendant : ce fut un choc, mais ce fut aussi le déclic qu´il me fallait pour que je décide vraiment de m´en sortir. Et les témoignages aussi m´ont secoué. Ceux des dépendants, qui me montraient que l´engrenage de la chute est sans fin, ceux des conjointes, qui m´ont fait prendre conscience de la souffrance que nous leur infligeons.
Merci aussi à mon épouse, qui a su m´écouter sans me condamner ni me rejeter,
qui a su m´encourager, qui sait me demander encore et toujours où j´en suis.
Nous avons pu préserver notre confiance mutuelle. Et courage à tous les dépendants, si je crois fermement que je vais m´en sortir après près de 40 ans de dépendance ( ! ! !...) c´est que rien, jamais, n´est perdu.


C'est une libération !
(extrait d'un post sur le Forum)

"J'écris ce post pour vous informer que je pars quelques jours en vacances et que je ne pourrai donc pas ces jours-ci participer à ce forum, n'ayant pas d'accès Internet là où je serai. Si tout va bien, le 16 septembre, j'aurai 4 mois d'abstinence au X. Moi qui proclame à longueur de post que l'important c'est d'avancer 24 heures à la fois, que chaque jour sans ce poison est une étape supplémentaire vers le suivant, je ne vais certainement pas faire péter le feu d'artifice. Patience et humilité sont des conditions nécessaires au rétablissement et au retour à Soi, à l'amour le plus intime qui doit nous faire vivre. Ces quatre mois sont un acquis, rien de plus. Je les mets au service de ceux qui veulent s'en sortir, et qui en bavent. Je les partage pour leur dire que c'est possible, à condition de lâcher définitivement le X et de se placer dans une perspective de vie radicalement autre : celle de l'Amour, de soi et de l'autre, qui n'a rien à voir avec le vidage de couilles à la chaine et compulsif.
J'aurais plein de choses à dire. Je dirais simplement que depuis quatre mois, j'ai le sentiment d'être un peu plus libre. Il y a 4 mois, j'étais le plus pervers des hommes, une bite à la place du cerveau, un mec qui, à l'extérieur, tenait de jolis discours sur les droits des femmes, disait je t'aime à sa copine, pour mieux la tromper ensuite avec des vidéos salaces, se masturber devant des femmes humiliées et prises de toutes parts, chatter la à la main avec des femmes et des mecs, quand ce n'était pas participer directement à des rencontres ou se payer une prostituée. Moi qui était fier d'être parvenu à arrêter l'alcool, je me vautrais dans la pornodépendance et le sex addict. Je me sentais tellement crade, que je peux difficilement parler de deuil, mais bien plutot de libération. Un deuil, on le regrette et l'on s'accroche à des souvenirs agréables. Là, pas question.
Ce forum est pour moi une grâce, un don du ciel. J'ai la chance de bénéficier des Alcooliques anonymes, pour ce qui est de l'alcool. Mais je m'aperçois que j'ai besoin aussi de partager avec des pornodépendants, pour me sortir de cette dépendance là. Dommage qu'il n'existe pas de groupes de DASA (Dépendants affectifs et sexuels anonymes) près de chez moi, car je pense que la rencontre réelle, physique, sans le voile informatique, pourrait être utile. Je continue de penser que l'outil internet, et la cyber dépendance qui va avec (pour moi, ça commence à aller un tout petit peu mieux, mais juste un petit peu, hein...) n'est pas sans dangers. L'idéal, je crois, serait de ne se connecter à Internet qu'en cas d'absolue nécessité, professionnelle, par exemple. Mais dans le même temps, ce forum est sacrément utile, d'utilité publique, même quand on voit le monde de cul et de fric dans lequel on nous impose de vivre.
Bon, j'arrête là. Je vous souhaite toutes et tous bon courage et à bientôt.


Orroz


 
C'est une renaissance !
(extrait d'un post sur le Forum)

Bon, aujourd'hui j 'ai vécu quelque chose d'extraordinaire et j'ai décidé de l'écrire sur papier avant de l écrire sur pc pour être sûr de pas écrire de conneries :
Ce matin je me suis réveillé pour la première fois depuis longtemps sans aucune boule dans l'estomac. Je me suis réveillé serein et clair, presque vide. d'habitude je me sens rattrapé par des tonnes de pensées et je suis super stressé. Bref je vais dans la salle de bain, et me regarde dans la glace, et la surprise: je me vois super jeune. j'ai 29 ans et j'en fais 20! je regarde autour de moi dans l'appart et je trouve que tout fait gamin dans cet appart: les posters, les bibelos, je me sens en décallage par rapport à ce que je vois autour de moi. Le pire arrive lorsque j'ouvre ma penderie et que j y vois des jeans de skateboard, des baskets, que des fringues d'adolescent. Au mur j'y vois des casquettes. tout ce que je possède est resté lié à mon adolescence. j'ai pas changé de style, pas évolué.
Soudain j'ai compris une chose : j'ai muri, grandi , mué. Pas cette nuit bien sûr, mais ces derniers mois, depuis que j'ai décidé d'arrêter le X, j'ai commencé à evoluer. J'ai déjà fait l'expérience ces derniers temps de me sentir plus assuré, moins stressé, d'observer un décallage entre ce que je possède et ce que je suis, mais ce matin c'était fulgurant, ce matin j'etais adulte et responsable, pas un ado douteux et dépendant.
Je me suis souvent demandé pourquoi je n'ai pas de copine, mais quand je me regarde, je crois que je fais trop jeune pour les femmes de mon âge et en même temps, dans ma tête, je fais trop vieux pour les filles qui pourraient être attirées physiquement (les jeunettes, donc). Ma croissance s'est arrêtée avec le X et j'ai vécu dans une coquille pendant des années ; et maintenant je discerne que je vivais dans le statu quo, l'erreur, maintenant je veux en sortir. Bref j'ai maintenant 2 mois et 3 semaines de sevrage et je n'ai pas seulement travaillé sur ma dépendance au X, mais aussi sur ma propre image dans toutes les situations. Je gère ma vie au jour le jour et m'attache à éliminer ce qui est superficiel. Je sens donc qu'une évolution est en marche et je suis fier de vous dire que ma thérapie va se poursuivre par un changement de la décoration, de la garde robe et de mon apparence.
Je crois aussi que la méthode de Mantak Chia qu'Orroz nous a recommandée commence à porter ses fruits : je me sens beaucoup plus valorisé par ma sexualité car je réapprends les sensations de mon corps en liaison avec le sexe. Ce qui veut dire sans image. Je suis plus ouvert par rapport au sexe parce que je me rééduque sainement en repartant de zéro. C'est une renaissance!
Tout ça pour vous dire que, dans ce dur combat, je suis certain d'une chose : ce qu'on gagne en décrochant du X, c'est de se réveiller en vrai homme, celui qui se sent libre et résolu.
Tiens je vais me faire pousser la barbe!

R: Tu n'as pas besoin de te faire pousser la barbe pour te confirmer que tu as mûri et grandi ! sauf si tu en as vraiment envie...
En tous cas, bravo pour ton travail car tu en récoltes aujourd'hui les fruits. La chrysalide est enfin devenu un papillon ! Et je sais que c'est un travail puisque je pratique le Tao sexuel tous les matins depuis deux ans et cela demande beaucoup de concentration et de persévérance. Mais les résultats sont tellement gratifiants. De plus, comme tu le dis, cela joue dans tous les domaines de l'existence : forme physique, relations, mental clair et efficace, sens de l'humour, joie de vivre intérieure, etc. et surtout meilleur contrôle de la sexualité. On dompte enfin ses pulsions.
Alors, maintenant, cherche toi une compagne pour expérimenter tout ça et... pour vivre enfin l'amour !


Orroz


 
Le point après 3 mois de sevrage
(extrait d'un post sur le Forum)

 "Bon, j'ai pas noté le jour exact de la dernière rechute, mais on y est à peu près, et comme je vais me rebarrer en vacances, voici le "témoignage exclusif des 3 mois d'abstinence continue de John Warsen"(de notre envoyé spécial):

En 2001, j'avoue à ma femme que les soirées que je passe hors du lit conjugal, soi-disant à créer des films sur mon ordinateur et à communiquer avec de lointains amis par internet, servent de paravent à une activité beaucoup moins féconde : devenu champion du monde de dénichage de sites de culs gratuits "de qualité", j'engloutis mes loisirs dans la quête et la consommation frénétique d'images pornographiques que rien ne rassasie.
Cet aveu provoqué par sa découverte de ce qu'elle pense être une relation extraconjugale qui m'oblige à lâcher du lest sur mes petits secrets-qui-commencent-à-peser-lourd n'est que le premier pas du long chemin vers le rétablissement, à travers toute une série de démarches visant pour moitié à me débarasser de cette encombrante habitude (pour parler par euphémisme) et pour l'autre moitié à remettre le nez dedans, régulièrement et irrégulièrement.
A l'heure où je vous cause, soit quatre ans plus tard, j'arrive tout juste à 3 mois d'abstinence continue, que j'attribue à la naissance du Forum, dont je fus pourtant un sceptique de la première heure puisque je pensais que venir témoigner ici équivaudrait à me ballader dans une station service une clope allumée dans le bec.
Comment en suis-je arrivé là ?
Il est facile de remonter à l'enfance, et à mes premiers émois devant les petits fascicules en noir et blanc du début des années 70, où de jeunes femmes dénudaient leur poitrine dans des revues qui passeraient pour "prudes" aujourd'hui, voire franchement cucul (!) N'empèche que, pour l'enfant que j'étais, l'énigmatique durcissement de sa quéquette que provoquait la contemplation coupable et délicieuse de ces créatures de rêve dissimulait une hypocrisie de taille: les adultes, sous des dehors éducatifs voire moralistes, poursuivaient des activités secrètes puisque n'importe quel kiosque leur proposait des fantasmes à bon marché. On se foutait de ma gueule !
Plus tard, je connus des périodes d'inexistence sexuelle où j'eus ponctuellement recours au X pour pallier à la frustration. Fatal error ! dans mon cas, le X exacerbait la frustration et ne faisait que pointer plus ardemment la solitude, la misère et la détresse qu'il prétendait soulager, mais c'est vrai qu'il n'en est plus à un mensonge près... les femmes savent d'instinct que le X repose sur un malentendu, une confusion mentale auto-entretenue par les mecs entre la carte et le territoire, l'image et la chose. Y'avait qu'à voir le regard compatissant de la vendeuse à qui j'achetais "Penthouse" ou "Privé" : elle savait qu'elle me fourguait de l'imposture sur papier glacé, elle avait l'air d'avoir honte pour moi que je me satisfasse de si peu... enfin bref c'était pas souvent, mais c'était la honte dans toute son adolescence (quand on aime on a toujours 20 ans, quand on se branle on en a toujours 12...)
Sur le plan du développement affectif, il y avait des zônes d'ombre, mais il était sans doute plus facile de les cautériser à la que d'aller voir sous l'escalier. Et puis j'eus rapidement d'autres problèmes, avec de vraies filles, un boulot en dents de scie, et puis l'alcool m'est tombé dessus et ça m'a occupé un certain temps.
J'aurais dû percuter lorsque j'introduisis Internet dans mon foyer : je passais déjà trop de temps devant mon ordi, mon couple c'était pas terrible terrible sur le plan sexuel, je pensais mériter mieux qu'une femme dont les seins tombants me renvoyaient au fait que moi non plus je n'avais plus 20 ans... quand je lui en fis la remarque, elle me répondit "t'as pas vu tes couilles?!" et la discussion s'arréta là.
Imaginez l'effroi et l'éblouissement vertigineux qui s'emparèrent de votre serviteur quand il fit ses premiers pas sur le web avec son p'tit modem 29 Ko. Internet, c'était le kiosque à journaux, sans la marchande !
En tant qu'addict je vais pas ironiser sur la grande tendresse que je voue aux femmes, vu que j'ai accepté avec enthousiasme de passer des années à les regarder prendre des poses complaisantes. Je ne suis pas branché SM, humiliation, et autres variations fétichistes sur le thème de la sexualité "déviante" : je considère déjà comme un sérieux problème le fait de succomber aux charmes de jolies filles quand elles les étalent sur l'écran de mon ordinateur. Même salie, exploitée, trahie et avilie, la Beauté reste la Beauté. Comme disait l'autre, nous peignons des moustaches à la Joconde, puis nous nous lamentons : la Joconde a des moustaches !
Si on est sain d'esprit, on peut penser ce qu'on veut de la marchandisation du sexe, voire y rester indifférent. Mes excès de pornographe pratiquant m'ont contraint à une réflexion sur cet envahissement par les simulacres : voici un nouveau poison dont on n'a pas fini d'entendre parler, et je suis conscient de la banalité de mon cas. J'ai confondu virtuel et réel, puis j'ai préféré consciemment l'un à l'autre, me désolant de ce choix que je savais néfaste mais y cédant quand même jusqu'à ce que je n'en puisse plus : il me fallait découvrir quelque chose d'autre.
Il y a eu d'abord la découverte du site du Psynternaute et des groupes de thérapie calqués sur le modèle des Alcooliques anonymes, mais c'était aux States et ça me faisait une belle jambe (!) de savoir que ça existait outre-atlantique. Il y a eu le film que j'ai réalisé pour mettre à distance ma dépendance, l'humour est bien pour ça mais le problème c'est qu'après la mise à distance, il faut quand même se rapprocher au chevet de soi-même pour guérir vraiment. Il y a eu un psychiatre spécialisé dans l'addiction, que je consulte depuis 3 ans. Il y a eu un voyage en Afrique au cours duquel j'ai été confronté à une fille qui "incarnait" mes fantasmes et avec qui je les aurais bien concrétisés, et qui m'a donné à réfléchir sur la Nature Illusoire du Fantasme.
Et puis enfin Orroz est arrivé !
C'est pas la peine d'invoquer le Malin, ce serait lui faire trop d'honneur. Quand on se penche sur l'abîme, il se penche aussi sur nous, et puis si on lui tend la main il tire d'un grand coup, c'est tout. Tout déni, toute tentative de fuite se soldent par une facture. C'est mathématique. J'ai passé 8 ans sur Internet, et j'ai eu très beau temps. Si j'y repense en termes de gâchis et de perte irréparable de temps, d'énergie, sans compter l'overdose d'humiliation, je risque de repartir vers l'auto-apitoiement, et je sais où il me mènerait.
Hé les gars, bougez-vous le cul, si Orroz l'a fait et si on est quelques uns en train de le faire, et si l'expérience est transmissible (je sais, ça fait beaucoup de si) vous n'êtes pas obligés de rechuter encore et encore pour vous en sortir."


R: Merci pour ton témoignage, cela permettra à ceux qui sont en cours de sevrage de se faire une idée de l'état d'esprit que l'on peut avoir après trois mois sans X. alors bon courage mais... reste vigilant! C'est la période la plus critique, à mon avis. Mais on sent que tu es bien parti, tout de même.


 
Ca fait du bien quand cela s'arrête !

Je suis un pornodépendant en phase de guérison. En contrebalance à aller voir du X sur le net, j'ai fait aujourd'hui une recherche sur la pornodépendance. Cela donne beaucoup de réponses sur la , et Dieu merci je n'ai aucun penchant pour cela, mais je considère la pornographie comme un mal d'aussi grande envergure. Comme beaucoup (je pense), cela a été un enfer mais maintenant, la culpabilité écartée, je pense le transformer en une richesse.
Première chose à dire: ça fait du bien quand cela s'arrête. Comment je m'en suis sorti : 10 ans de compréhension de mon histoire, qui est avant tout un travail personnel, et depuis 6 mois la vie m'a mis sur ma route ce dont j'avais besoin : En autre le Tantra, j'ai fait 3 stages de 3 jours qui permettent de retrouver l'ordre naturel, où le corps reprend sa juste place laissant ainsi l'esprit se déployer dans ce que j'appelle la force aimante. Plus 5 séances de psychothérapie qui m'ont permis de remonter à la cause de mon égarement.. Et puis l'amour qui ne peut cohabiter avec ce truc qui détourne sur des impasses ou des abîmes .
Pour moi la pornographie et les comportements sexuels associés détournent l'énergie créatrice, cela enferme dans une énergie très basse qui est reliée à quelque chose qui vise à la destruction. C'est comme une paralysie de l'âme qui ne peut prendre son envol et erre sur un sol sans vie, juste des sensations fortes tel un "trip" avant la redescente qui conduit à l'essouflement de la vitalité.
Quel bonheur de trouver le chemin du retour. D'avoir dilapidé toute cette énergie me vient l'envie d'agir non pas contre la pornographie, mais pour s'en affranchir promouvoir une sexualité qui s'imbrique dans les relations aimantes. Mon impression c'est que beaucoup de gens sont perdus dans la sexualité et dans la relation à l'autre, il faut créer des espaces de dialogue, de témoignages de cet enfer mais aussi de ceux qui recouvrent des relations épanouies.
C'est ce que vous faites, merci pour nous d'ouvrir la voie ...

R: Merci pour votre message, et merci d'avoir expliqué votre démarche de sevrage: certains dépendants pourront s'en inspirer. Bonne route dans votre nouvelle vie!


Orroz




 
On change complètement de regard sur la vie  

 Très cher Orroz,
Ce que vous faites est ENORME. Jamais je n'avais vu un tel site comme le vôtre auparavant. J'ai suivi vos conseils, j'ai acheté le livre de Lise Bourbeau, "les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même", et je suis allé à la plage le lire. Je me suis - c'est vrai !- reconnu dans plusieurs blessures et j'ai enfin pu admettre en moi ce qui m'avait tant fait mal et que je n'avais JAMAIS pu confier à qui que ce soit. J'ai pu aussi voir les causes réelles de mes comportements, et grâce à vous, j'ai pu enfin saisir des éléments importants pour comprendre mes mécanismes intérieurs. Pour la première fois de ma vie -et je pèse mes mots- je me suis senti réellement heureux. Plus heureux encore que quand j'étais avec quelqu'un. Oh! Certes, j'avais bien des rapports sexuels -rares et minables, mais des rapports quand même - mais je ne me suis jamais senti autant compris, aimé qu'à ce moment là!
Concernant mes relations avec le voyeurisme et la masturbation, je peux vous dire que c'est une longue histoire, datant depuis mon adolescence. Mes rapports sexuels, je les ai eu à 27 ans (j'en ai 28), on peut les compter sur les doigts de la main. Quand à la plénitude que j'ai atteint dans ces moments-là, elle ne s'est jamais élevée au-dessus des paquerettes. Donc, la frustration, croyez moi, je sais ce que c'est. Je peux dire que cela peut tuer. Les suicides par chagrin d'amour, j'ai failli y passer. Des maux de ventre atroces, des dépressions terribles, toutes mes consommations de cannabis et d'alcool... tout partait de là : de ce manque d'amour. Toutefois, mes relations avec ce vice m'ont entraîné à une démarche d'introspection très discrète mais néanmoins active (.../...)
Je pense que ma sensibilité naturelle, exacerbée par le manque y est franchement pour quelque chose. Le seul ennui, c'est que les gens à qui on peut parler de ce genre de sujet sans risquer une rebuffade sont RARES, et vous êtes un de ceux-là, cher Orroz.
Bizarrement, les compulsions sexuelles, observées, comprises, analysées avec LE COEUR (compassion sans complaisance) et non avec le cerveau amènent à redéfinir complètement l'individu. On change complètement de regard sur la vie, l'amour, la mort, l'autre, l'humour, l'innocence, le savoir, la volonté, la compassion, l'ego et... Dieu. (.../...)
Je n'ai moi-même pas atteint la libération parfaite (et il est inutile de VOULOIR l'atteindre) mais - et je le dis sans aucune suffisance, en toute humilité et en voulant encourager de tout mon coeur et de toutes mes forces ceux qui souffrent ainsi- ce qui m'aurait naguère amené à la masturbation a tendance à se résorber.
Songez que nous sommes des millions à souffrir ainsi, dans cette société impitoyable, balladez-vous dans des quartiers "chauds" : vous verrez des gens de toutes conditions et de toutes couleurs concernés par cela. N'est-ce pas atroce? Et je ne parle pas de tout ce que cela entraîne...
Personnellement, je tiens depuis des années, un journal intime. J'y ai passé du temps, des heures, voire des nuits, parfois. Depuis que j'ai lu votre site (sur mon lieu de travail !) et Lise Bourbeau, j'ai la joie de vous annoncer que je me suis acheté un ordinateur pour écrire un livre, directement inspiré de mon journal intime, et qui commentera les figures des arcanes majeurs du Tarot. Je pense qu'il s'appellera "les Tarots vus par un type ordinaire..." quelque chose comme ça.
Je vous salue très chaleureusement.

R: Je vous remercie pour votre - longue - lettre, qui m'a beaucoup intéressé puisque je constate non seulement une guérison en bonne voie mais également une envie de REVIVRE, de faire quelque chose de positif de ce passé douloureux. Oui, lancez-vous dans votre projet et -croyez-moi- il aboutira si vous tenez bon de façon durable dans votre détermination à en finir avec cette dépendance. Votre exaltation et votre empressement sont la preuve que vous avez réellement décidé de changer. Que vous n'ayez "pas atteint la libération parfaite" n'est pas important, ce qui l'est c'est votre DETERMINATION, votre volonté qui devient peu à peu créative. Continuez sur ce chemin!


Orroz

 

Une rééducation affective

J'ai atterri le 5 mars 2009, en tapant les mots "dépendance" et "sexuelle" ensemble dans google, en lisant l'avertissement sur la page d'accueil sur ce site qui était le premier résultat des recherches; j'ai lu orroz.net et là, la Vérité s'est abattue sur ma tronche sous forme de révélation.
J'ai parcouru bien du chemin depuis, j'ai passé des semaines encore bien douloureuses, à parcourir ce forum en long en large en travers en diagonale en zigzag et en mode aléatoire, j'ai versé des larmes, j'ai adapté mes neurones, j'ai cherché, j'ai rappelé une psy que j'avais vu quelques années auparavant sans aborder de questions touchant à ma sexualité, j'ai été aux réunions DASA, je me suis cru tiré d'affaire, j'ai en tous cas retrouvé début mai 2009 une grande sérénité et une libération des compulsions, quatre mois plus tard des rechutes circonstanciées m'ont remis certaines pendules à l'heure, j'ai continué mon parcours avec toujours plus de clairvoyance, humilité, honnêteté etc...
J'ai retrouvé une amie, qui m'a beaucoup aidé elle aussi, par sa propre lucidité sur les choses de la relation amoureuse et sur la dépendance affective. Et j'ai installé un logiciel anti-porno dont elle assure la gestion sur ma demande, ainsi je n'ai même pas à me poser la question de le contourner ou pas, c'est très reposant et très distractif par rapport aux idées roses électroniques...
J'ai rechuté encore, et puis j'ai encore fermé le robinet. Je continue de voir ma psy, je continue d'aller en DASA plutôt régulièrement, même si je sais que je suis à présent bien loin du danger qui s'éloigne de jour en jour. Si une rechute me surprenait aujourd'hui, j'ose espérer qu'elle serait toujours plus vidée de substance que la dernière, et ainsi de suite. Le monstre, si monstre il y a eu, agonise, n'est que l'ombre de ce qu'il a été, et Dieu sait s'il a eu de l'emprise sur moi depuis mon enfance jusqu'à mes 41 ans...
J'ai eu l'idée de devenir psychothérapeute, sans prétention d'être un super-héros, mais parce que j'avais l'impression d'être devenu hyper-instruit sur le sujet. Je n'en ai pas la carrure, même si j'en ai vaguement l"étoffe. Je réfléchis à autre chose. Le chemin que j'ai parcouru peut encore je pense être utile à d'autres, comme j'espère apporter une contribution aux réflexions que mènent les gens qui passent sur ce forum. Parmi mes idées, en vrac, il y a écrire mon livre à moi, ouvrir un site dédié à la dépendance affective, ouvrir un cabinet de coaching, créer une association visant à alerter un peu plus le public sur les dérives sociales et humaines que peut occasionner la prolifération de l'hypersexualité à la porno qu'on nous agite sous le nez à tout va, en fait je crois que j'hésite entre serrer les fesses en me remerciant déjà d'avoir enfin rencontré ma vie, et transformer l'essai en allant plus loin dans l'échange avec autrui sur ce sujet...

La dépendance sexuelle n'est qu'une partie émergée d'un iceberg, comme je l'ai déjà dit quelque part. C'est déjà un sacré fardeau en soi. Mais il faut remonter la filière,  comprendre ce qui l'a motivée, voir que c'est (du moins pour moi c'est évident à présent) une manifestation de dépendance affective, qui est bien plus complexe, et qui n'est pas exactement une addiction celle-ci, même s'il est bien plus difficile sûrement encore de s'en débarrasser (on dit "se rétablir"...)
Ces "maladies" sont relativement récentes, et même s'il commence à exister pas mal de littérature sur le sujet, et si c'est en train de devenir un sujet un peu plus évoqué à la suite de célébrités qui font entendre parler de cela, elles sont loin d'être reconnues par les professionnels (psys de tout genre), et encore plus loin d'être comprises par le grand public, dont une proportion déjà alarmante et croissante est atteinte, même si on peut espérer qu'elle est encore au-dessous des 10% chez les hommes. Certains aspects commencent, et pour moi le forum est encore une immense source d'infos, de découvertes personnelles, à être clairs et définis, et d'autres pistes restent à préciser ou explorer, concernant notamment les relations entre dépendant et co-dépendante, ainsi qu'au niveau du comportment socio-sexué, qu'il soit côté co-dep ou côté dépendant(e)...


Quand j'ai compris que j'étais atteint de dépendance sexuelle, j'ai tout de suite compris que cela ne pouvait pas rester comme ça. Pas que j'aie découvert une volonté et une détermination qui jusque là m'avaient fait défaut, mais cela m'a paru évident, que je ne supporterais pas de rester dans la merde que je voyais enfin, qu'il n'y avait pas d'alternative à m'en sortir.
J'ai vu ensuite que le sevrage ne serait pas la simple résolution, que me battre contre moi ne suffirait pas. Qu'il fallait chercher ailleurs les origines de ce comportement compulsif et addictionné. Plus profond. Et sitôt que j'ai eu (aidé en cela par le sevrage et la lucidité qu'il m'a apporté, en plus ayant arrêté de fumer des joints tout le temps...) un peu de visibilité j'ai eu bien d'autres choses à explorer et touiller en moi que la MB, chez ma psy et tout, et c'était confortant dans ma démarche. les questions comme "qui suis-je?" se sont réduites ou ont disparu, avec ou sans réponse, elles ne se posaient tout simplement plus.
Et puis j'ai compris (grand pas en avant je pense) que la dépendance sexuelle n'était qu'une conséquence directe de la dépendance affective... Et là aussi j'ai eu et j'ai encore de beaux sujets d'exploration et de découvertes, et des raisons de me rééduquer. La MB et tout le côté sexuel n'était plus que secondaire, ayant soulevé le voile je découvrais bien d'autres choses plus pertinentes à étudier, et à faire... Et du coup, j'étais naturellement moins "tenté" par la dépendance sexuelle, puisque j'agissais sur les robinets en amont.

Enfin, merci a tout le monde ici. Le fameux livre que j'aimerais écrire, il y en a déjà une belle partie toute écrite et distillée sur le forum, avec plus de mille posts... C'est même ce qui me fait avoir du mal à avancer, c'est ne pas savoir comment ne pas avoir l'impression de redondance, comment utiliser cette matière... Je crois qu'il faudrait tout simplement que j'aille recenser mes posts du premier au dernier et que j'en tire ce qui est à garder pour le reformuler, m'en inspirer... Enfin, là je divague et je parle (comme souvent) tout haut et tout seul. Ce que je veux dire, c'est que tous ces trucs que je dis, sans narcissisme ("Ouais, je suis le chef des branleurs repentis, c'est cool..."), auxquels parfois je reçois des "Comme a si bien dit Mondom" qui sont plus des confirmations que je n'élucubre pas n'importe quoi puisque cela parle à d'autres que des remerciements glorifiants, sortent bien parce qu'il y a tous les autres inscrits et inscrites qui interagissent, qui soumettent leurs points de vue et je ne fais que rebondir avec ma sensibilité à moi...
Lâcher mon égo comme préconise à raison Orroz ne détruit pas qui je suis ni cette sensibilité. C'est sur des plans fonctionnels et de voie de garage que je répare mes déficiences et que je grandis. Au contraire, récupérant un peu d'énergie mentale qui était jusqu'alors monopolisée par ce fardeau d'égo que je tenais à bras-le-corps, je suis libéré pour aller toujours plus haut, plus loin, plus avant.

Et voilà. Quand je repense un an en arrière, Je dois dire que je suis drôlement ému par le chemin parcouru, par le bonheur découvert, les ressources en moi aussi, et presque incrédule que cela ait pu être aussi affreusement moche, bas, sombre et inutilement gâché...



 Mon mari s'est sorti d'un enfer

Nous sommes en février 2004, plus d'un an a passé depuis que j'ai découvert la dépendance de mon mari. Nous avons, ensemble, fait beaucoup de chemin depuis. Mon tendre époux a traversé une période de dépression. Difficile pour lui de prendre en pleine face son problème. Il lui a fallu reconstruire une image positive de lui-même. Bien-sûr, nous nous sommes faits aider. Le jeu en valait la chandelle! Notre couple démarre une nouvelle vie extraordinairement riche et merveilleuse. Notre amour, n'étant plus entravé par la pornographie, s'est complètement épanoui. J'ai découvert un autre homme, plus calme, plus serein, plus attentif, plus « homme » et surtout notre vie sexuelle s'est complètement transformée. Fini l'éjaculateur précoce, les effusions trop brèves et sans saveurs, les reproductions de fantasmes (mauvaises imitations de ce que peut être l'amour partagé). A nous, les délices enchanteurs de caresses infinies et de jouissances partagées !
Nous sommes parfois encore tous les deux dans la douleur. Chacun a dû affronter les démons du passé. Pour mon mari : une exposition précoce à la pornographie, l'image d'un père lui aussi dépendant à la pornographie et l'aveu d'une infidélité de ma part. Pour moi, les blessures d'une agression sexuelle par un groupe d'adolescents à l'âge de 12 ans. Parfois, nous entrons tous les deux dans des souffrances infinies. La jalousie nous fait perdre certaines fois toute raison. Nous nous accrochons l'un à l'autre. Nous nous réfugions dans notre amour. Peu à peu, nous retrouvons un équilibre et nous continuons à travailler sur nous-mêmes. Notre meilleure récompense est le bonheur que nous voyons dans les yeux de nos enfants.
Comment mon homme a réussi à s'en sortir ?
Il l'expliquerait mieux que moi. Il s'est éloigné complètement de tout ce qui pouvait lui rappeler la pornographie : il a jeté tout son matériel pornographique, il s'est désabonné à TPS, il n'a pas pour l'instant un accès libre à internet et il évite les magasins de presse, etc. Je pense que ce qui l'a beaucoup aidé, c'est la découverte d'une nouvelle vie. Il a mesuré ce que lui a enlevé la pornographie, il dit parfois avoir l'impression d'être sorti d'un enfer.
Pour finir, je souhaite ajouter ceci. Lorsque j'ai découvert la dépendance de mon mari, j'étais complètement atterrée. J'ai eu très peur d'avoir épousé un fou, un pervers sexuel. Jamais auparavant, je n'avais entendu parler de ce problème. Cela m'a beaucoup aidé de découvrir qu'il n'était pas le seul, loin de là, et que cela n'enlevait en rien sa véritable valeur. Au contraire, c'est une victime et je l'admire beaucoup maintenant d'avoir réussi à s'en sortir. Par contre, j'éprouve beaucoup de colère contre tout le système qui pousse les hommes à aller, malgré eux parfois, vers la pornographie et à s'enfermer dedans !

R: Je viens de lire votre témoignage en entier et je suis rassuré que cette histoire se termine bien, c'est tellement rare ! généralement, la femme plie bagages et on la comprend ! Mais ce que j'ai aimé c'est le fait que vous ayez essayé de comprendre pourquoi, que vous soyez allée jusqu'à le quitter mais sans le faire de façon définitive, pour le faire réagir en fait. Et surtout que votre amour à tous les deux aient eu raison de "cet enfer", comme le dit si bien votre mari.
Bravo à tous les deux ! Que l'amour vous accompagne pour toujours !


Orroz


 
 Il faut apprendre à maîtriser ses pensées  

"Je vous avais promis de mes nouvelles. Voici maintenant 43 jours que je me suis engagé à suivre vos conseils.... et plus de 43 jours que je n'ai pas resurfé sur un site X (ni même cassette, DVD ou autre pornographie). C'est comme une victoire. Je dis bien 'comme', car c'est des fois très difficile et l'envie 'd'aller y faire un tour vite-fait' est encore présente. Mais beaucoup moins souvent et cela me rassure. Je me dis que dans les 43 jours suivants, l'envie sera encore moindre, et ainsi de suite pour enfin ne plus jamais avoir envie. L'envie de me masturber est, en revanche encore très présente. La pratique aussi, mais également beaucoup plus maîtrisable. Ceci grâce à mes rendez-vous avec le psychiatre et mon changement de rythme de vie.
Le psy m'a apporté un réconfort dans ma façon de penser et regarder les problèmes. Si vous êtes capable de vous analyser, le psychiatre est un bon complément... et surtout non honteux ! Je suis surpris de rencontrer des gens comme vous et moi dans la salle d'attente, et pas forcément en pleurs ou dépressifs. Des gens qui veulent comprendre quelque chose, tout simplement.
Et enfin, j'ai compris que cette envie masturbatoire venait 'soulager' un stress, une angoisse. Et dès que l'envie me vient, je me demande immédiatement ce qui me tracasse, ce qui me fait peur. Et à 95% des fois, je trouve la solution et arrive à maîtriser mon envie. Les jours où le mental est plus laxiste, l'envie est soulagée. Et c'est comme vous disiez : la cigarette, c'est petit à petit qu'on en vient à bout.
(.../...) J'ai compris que nous sommes tous de grands anxieux et/ou stressés qui n'arrivons pas à exprimer notre mal-être interne. La seule solution que nous avons trouvé est ce refuge personnel et mauvais. Mauvais pour notre tête, mauvais pour notre corps. Une fois bien compris et accepté, il faut apprendre à maîtriser ses pensées et ses actes en écoutant son corps. Rien de sectaire ! Juste une nouvelle façon de vivre... bien dans son corps. Changer son quotidien, admettre la vérité sont les 2 premiers pas vers la victoire. Je suis fier de moi, même si j'ai encore cette angoisse de rechuter. C'est normal. Je pense que le plus difficile est passé. Le plus dur, maintenant, est de s'y tenir. Et effectivement, cela ne tiendra qu'à moi! Pour ceux qui ont du mal à maîtriser leurs angoisses et leurs phobies, je vous conseille un livre: 'La peur d'avoir peur' d'André Marchand. Un bon complément thérapeutique pour ceux qui, en plus dépriment.
Merci pour tout, merci infiniment.

R: Merci à vous pour ce bon plan!


Orroz


 
Je me suis découvert une nouvelle vie   

"Voici 4 mois aujourd'hui que je ne suis pas allé sur un site X, ni même cassette ou autre support pornographique. Je suis fier de moi, mais j'avoue que c'est un combat de longue haleine. Il est vraiment difficile de résister. Difficile de lutter quand la petite voix vous dit : 'Allez ! Juste une fois, ce n'est pas bien nuisible... !' Les films et fantasmes défilent. Il est donc important de travailler sa focalisation. Le fantasme qui est satisfait engendre la dépendance. C'est clair et net ! Et je remarque qu'à force de lutter, les envies sont de moins en moins présentes et que le quotidien est totalement différent. Qu'il m'est agréable aujourd'hui de me dire, le soir en m'endormant : 'Tiens, cela fait 2 jours que je n'y ai pas pensé !'. J'espère bien que bientôt, je n'y penserai plus. Ce bientôt est peut-être dans 1, 2, ou 3 ans, mais la période la plus difficile est cette première année où l'on est plus vulnérable ; où les envies vous paraissent définitivement terminées, mais à la fois tellement tentantes encore.
Je me suis découvert une nouvelle vie en pratiquant la relaxation... et tout ce qui en découle : une meilleure alimentation, un nouveau regard sur la vie, de nouveaux projets, bref : un nouveau souffle.
Alors encore, merci mille fois Orroz de m'avoir ouvert les yeux. De toute façon, mon esprit ne pouvait plus supporter cette cachoterie avec moi-même et mon entourage. Il a fallu un jour se réveiller. Cela a été terriblement dur et douloureux (phase dépressive), mais aujourd'hui, je remercie d'être passé par ce 'point zéro', car je vais beaucoup mieux. J'ai appris à mieux me connaître, à regarder mon passé et mes colères qui en résultaient. Toute cette aventure n'était qu'un refuge à des désordres. Désordre affectif, désordre familial, désordre d'estime de soi et d'amour propre.
Bon courage à tous ceux qui entament cette lutte. Avec beaucoup d'amour, de courage et d'objectivité, la réussite n'est finalement pas loin ! Pour moi la vraie réussite sera lorsque plus jamais je n'aurai cette nostalgie suivie d'envies.
Si seulement quelqu'un pouvait me confirmer qu'un jour je serai comme cela !

R: C'est comme demander si plus jamais on n'aura de problèmes dans la vie ! C'est impossible, aussi il faut avoir la foi et cultiver la confiance en soi, la confiance en la Vie et surtout faire preuve de PATIENCE...

J'explique souvent cela à ma femme (avec qui un vrai dialogue s'est installé et qui était nécessaire pour la survie de notre couple) et lui fait comprendre que le X a bercé 14 années de ma vie et qu'il sera long d'ôter toutes ces images incrustées dans ma tête. Le pire de tout pour moi c'est que ces images sont encore associées à des mots comme 'détente, plaisir, curiosité, évasion'. Je crois que c'est cela la vraie drogue : être enveloppé tendrement de choses nocives et sournoises qui nous détruisent à petit feu. L'esprit est comme un disque dur : il faut apprendre à le reformater maintenant. Tous les jours y croire et tous les jours se répéter que c'est un poison qui nous mène vers le bas. Et surtout les jours où on a l'impression de baigner dans un bonheur intense et que cette journée est la plus belle depuis longtemps --- c'est cette journée-là qui est la plus dangeureuse.

R: Vouz avez raison! Combien de fois j'ai rechuté pensant que la bataille était gagnée... Ne jamais penser que l'on est "sorti de l'auberge" et que l'on ne craint plus rien. Au bout de quelques mois, on sent que les obsessions se font de plus en plus rares, et cela devient moins pénible. Et plus le temps passe, plus on se sent fort, solide, et surtout plus sain !


Orroz


 
Effectivement, on peut s'en sortir !  

Je me rends compte que votre site prend de plus en plus d'ampleur et je vous en félicite pour tout ce que vous apportez par son intermédiaire, le temps que vous y consacrez. Je note cependant une chose dans les récits : c'est cette peur de ne jamais y arriver, de ne jamais s'en sortir... C'est une véritable angoisse de tous ces 'piégés du porno-net' qui fait ressortir le plus fragile de tout un chacun. Ces personnes sont persuadées que la délivrance est inaccessible. Je le sais! Je l'ai ressentie ! Mais effectivement on peut s'en sortir ! Chacunes d'elles sont en attente du remède, de LA technique qui permet de trouver la voie de la guérison. Mais comment leur faire comprendre que c'est vraiment à eux de trouver la faille qui les a plongés dans ce cercle vicieux, que chaque parcours de réussite sera différent d'un être à l'autre ? Balaise, Blaise ! (.../...)
Je ne désespère pas de voir votre site reconnu un jour par la presse et autres récompenses remises pour dévouement de l'utilité publique ! Car je suis certain qu'un jour, on vous dira merci d'avoir mis le doigt sur un véritable problème de société ! Encore merci !

R: Je vous en prie... vous savez je ne me fais d'illusions : les pionniers sont là pour faire les éclaireurs mais ils sont rarement reconnus pour leurs mérites. Mais l'important est que le travail effectué porte ses fruits, même si ça prend du temps.


Orroz


 

 
Mon mari m'a dit qu'il avait soif d'amour

Bonjour ORROZ,
J'ai lu votre livre que vous recommandiez "Faire l'amour divinement", je l'ai beaucoup apprécié et il m'a fait découvrir finalement l'amour que je désirais depuis toujours et que je m'imaginais quand j'étais plus jeune, tout en douceur !!!

R: Bravo! cela va aider grandement votre couple.

Cela fait maintenant trois semaines qu'il tient le coup, et cela commence à revenir cette envie malicieuse, à être difficile pour lui, me dit -il. Il y a pensé vendredi dernier mais il est arrivé à se reprendre et se contrôler.

R: Encouragez-le, il en a besoin.

Hier soir, il m'a dit qu'il avait fait un rêve, il se voyait en train de se masturber sur un magazine et il s'est réveillé en sursaut. Il y a pensé toute la journée mais plutôt d'une manière positive en se disant tout le mal que cela avait fait pour lui pour nous et il a pensé également à notre amour (le seul et l'unique). Il est vrai que nous n'avions pas fait l'amour depuis que nous avions découvert sa maladie, peut être à part une fois où nous n'étions pas allé très loin par peur de l'inconnu, je pense. Cela paraît sûrement compréhensible.

R: tout à fait...

Nous avons donc discuté de nos peurs, apréhensions, mais comme j'avais lu le livre, je me sentais plus forte et ensuite nous avons fait l'amour de la manière dont je le voulais moi. Il s'est laissé aller totalement sans penser à rien, en restant dans la réalité, dans le concret. Nous l'avons fait deux fois et la deuxième fois, bien sûr, il a car il était excité (en voulant le faire à nouveau, il m'a dit qu'il avait soif d'amour, j'ai trouvé ces mots d'une agréable mélodie et pleine de tendresse) mais d'une façon tout à fait différente que d'habitude tout en douceur.

R: Soif d'amour! Fabuleux! il va s'en sortir.

Ces deux fois on était vraiment super, je ressentais des sensations que je n'avais jamais eues et lui aussi me disait-il (de tension, d'ouverture, de plaisir infime) c'était vraiment magnifique !!! J'ai même caressé son sexe au début en ayant peur qu'il reprenne ses automatismes pervers mais ensuite je l'ai senti différemment et cela m'a permis de voir qu'il était vraiment avec moi et non dans ses fantasmes et j'étais heureuse il faut l'avouer.

R: Oui, je sais que l'auteur du livre conseille à la femme de ne pas toucher le sexe de son homme afin de ne pas l'exciter, mais à la pratique je pense qu'il vaut mieux qu'elle le fasse, toutefois d'une manière douce, tendre, sans le va et vient de la masturbation.

Ce matin, il m'a dit qu'il était sur un nuage; il a eu du mal à s'endormir à nouveau et là je pense que cela a du cogiter dans sa tête. Quoi, je ne sais pas mais il est en train de tout revoir sexuellement et doit sûrement se surpendre ou ne pas comprendre. Cela a du être la même chose pour vous, je suppose !!! C'est simplement pour essayer de comprendre ce qui peut se passer dans sa tête que je vous pose cette question très gênante, je le conçois.

R: Non, vous savez plus rien ne me gêne sur ce plan-là! Je suis effectivement passé par là et je vais dire à votre homme qu'il risque de se rebeller même, de penser qu'il va peut-être perdre sa position dominante dans le couple, mais qu'il se rassure: il n'en est rien: la femme que vous êtes ne veut rien d'autre que son bonheur, et retrouver l'harmonie à deux.
Recevez mes salutations


Orroz


 
C'est Jésus qui m'a délivré

"Dès mon plus jeune âge j'ai eu recours à la masturbation, mes pensées s'orientaient vers la sexualité et m'empêchaient même de me concentrer à l'école. Cela a pris une proportion énorme en grandissant. À l'adolescence, j'ai lu un livre de Billy Graham traitant des problèmes de la jeunesse, et c'est dans ce livre que j'ai pris conscience que la masturbation était un péché ; seulement il était impossible de m'en défaire. Beaucoup plus tard cela a ouvert la porte à la pornographie. C'est à l'âge de 20 ans, alors que je travaillais la nuit, que je suis tombé sur une chaîne privée française qui présentait un film X. Cela fut une dégringolade. Petit à petit j'ai regardé des films x en me masturbant.
Avec l'arrivée d'Internet ce fut la catastrophe. Je voulais aller de plus en plus loin et cela ne me rassasiait jamais : j'ai proposé même à ma femme de pratiquer les clubs de libertinage, Dieu merci elle refusa. J'étais engagé dans mon église à la direction de la louange. J'ai consulté un spécialiste, j'ai aussi participé à une émission de télévision mais cela n'a rien changé. J'étais dans la mort spirituelle et ne savais pas comment me sortir de cette impasse; cela a duré 25 ans.
Tout ce temps j'ai essayé par la psychologie et la psychiatrie mais sans résultats. En surfant sur Internet j'ai lu un article chrétien traitant de la pornographie, et je fus orienté vers le cours "Le chemin de la pureté". Je croyais que cela était en anglais, mais j'ai découvert que le cours existait en français. J'ai commencé le cours et dès le premier jour, ma joie fut immense. Aujourd'hui je suis libre de tout esclavage sexuel et de toute forme d'impureté. C'est un processus de liberté qui s'établit uniquement avec la grâce de Dieu dans une communion quotidienne avec lui. Sans celle-ci nous ne pouvons rien faire, seul Jésus a pris notre péché à la croix. Il suffit de lui faire confiance car il a la puissance que le monde n'a pas pour nous libérer. Je peux dire enfin : celui que le fils affranchit sera réellement libre. Merci à Jésus qui m'a délivré. Merci à mon pasteur qui avait commencé ce travail avec moi. Merci à mon mentor et à toute l'équipe de "Pour libérer les captifs" que Dieu à mis sur mon chemin.


R: Merci pour votre message. Cela me réjouit de voir que vous avez trouvé votre voie de libération, et cela me réjouit de constater que je ne suis pas le seul ex-dépendant à proposer de l'aide sur le Web. Pour ma part, c'est le Tao qui m'a ouvert les yeux, pour certains c'est Bouddha et pour d'autres c'est le Yoga. Qu'importe la Voie, pourvu qu'elle mène à la délivrance et au salut de l'âme.
Merci encore, et que la Paix soit pour toujours avec vous.


 Orroz


 



Le Livre d'Orroz